Esperluette et arobase

 

& (esperluette) et @ (arobase) sont 2 signes typographiques top souvent mal utilisés.

Personnellement j’aimerais qu’on les confine à des fins commerciales seulement. Je ne suis pas contre (voir la page d’accueil), mais…

On ne va quand même pas en mettre un peu partout à tort et à travers. Par exemple, dans une recette, on ne va pas écrire « ajoutez du sel & du poivre au goût », « préchauffez le four @ 350 degrés ». C’est platte à dire, mais c’est platte à lire.

Voyez-les comme du poivre de Cayenne. C’est indiqué dans certaines recettes, mais n’en mettez pas tout le temps, car ça ne goûtera plus que ça. Avec le poivre de Cayenne, quand vous manquez votre coup et que vous en mettez trop, jetez la recette; ça ne sera pas mangeable. Ainsi en ira-t-il de votre texte. Mettez trop de & & de @ & votre texte sera indéchiffrable. Hein?!

J’irais avec deux petites règles simples : Le & dans des noms de compagnies ou d’associations (Turcotte & Fils, Sous-pape & Sous-yon) et le @ dans des adresses de courriel ou Internet.

Évidemment, vous faites ce que bon vous semble; la police des esperluettes et des arobases ne débarquera pas chez vous pour vous donner une amende.

Si vous voulez en savoir plus sur l’esperluette, allez voir l’Office québécois de la langue française et Wikipédia et sur l’arobase, allez voir l’Office québécois de la langue française et Wikipédia.

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Introduction à la procédure

C’est bien de mettre une petite phrase d’introduction avant de commencer les étapes d’une procédure.

C’est un peu comme la claquette pour l’acteur ou le claquement des baguettes du « drummer » pour le « band ». C’est notre 1, 2, 3, GO ! Ça indique au lecteur que c’est là que ça commence.

En général, on lui donne un petit « look » qui la différencie du corps de texte et on l’écrit comme le début d’une énumération, avec un deux points à la fin de la phrase.

Pour seller le cheval :

  1. Avec une brosse, brossez tout le cheval dans le sens du poil.
  2. Placez le tapis de selle sur son dos.
  3. …………….

Et ça continue comme ça.

Personnellement, je trouve ça plus esthétique. Quand on regarde un document rapidement, ça attire le regard.

J’aimerais ça aussi qu’on ait une petite phrase ou signe de fin qui indique que la procédure est terminée. On finit toujours ça bêtement avec la dernière étape et on passe à autre chose. J’aimerais bien qu’on ait un genre de « -30- » comme les relationnistes mettent à la fin d’un communiqué de presse pour indiquer que c’est fini. Je vais peut-être inventer quelque chose.

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Ouvrages de référence pour la rédaction

À la demande générale (trois de mes quatre fervents lecteurs), voici quelques ouvrages de référence très utiles pour la rédaction.

Évidemment, je parle seulement de ceux que je connais. Et seulement pour le français et l’anglais.

Comme références de base, ça vous prend des dictionnaires, tels que :

le Grand Robert,
le Larousse,
le Merriam-Webster.

(Petit aparté. — Dans les dictionnaires, il y a souvent plus d’une manière d’écrire un mot. Pour éviter de grandes discussions à n’en plus finir, donnez-vous comme mot d’ordre de choisir systématiquement la première entrée de la définition. Comme ça, tout le monde dans l’équipe utilisera la même affaire. — Fin de l’aparté.)

Et des grammaires, telles que :

le Précis de grammaire française et
le Chicago Manual of Style.

J’utilise souvent les services en ligne suivants :

Le grand dictionnaire terminologique (http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca),
TERMIUM Plus (https://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-fra.html?lang=fra),
la banque de dépannage linguistique (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3330) et
Linguee (https://www.linguee.fr/?from=com).

Pour documenter des produits logiciels, j’utilise le Microsoft Manual of Style.

Voilà pour la rédaction en général.

Pour la rédaction technique, voici une liste de manuels qu’une personne très avisée m’a déjà recommandés :

  • The Complete Guide to Writing & Producing Technical Manuals
  • Technical Writing For Dummies
  • Technical Writing 101
  • A Guide to Writing as an Engineer
  • Technical Writing Process: The simple, five-step guide that anyone can use to create technical documents such as user guides, manuals, and procedures

Je tiens à préciser qu’il n’y a pas de police de la rédaction technique. Y’a pas personne qui va vous donner un « ticket » de mauvaise pratique. Mais c’est comme n’importe quelle autre science ou art, il faut d’abord connaître la base pour pouvoir la transgresser. Par ailleurs, plus la rédaction sera uniforme, plus le pauvre lecteur qui cherche comment faire marcher ça, c’te « patente-là » va avoir de la facilité à trouver ce qu’il cherche et sera plus heureux. Alors, suivez des règles, faites une bonne documentation et donnez-vous une bonne tape dans le dos en vous disant que vous avez aidé quelqu’un aujourd’hui.

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